Tuto n°05 - Choisir ses composants

v17 - 10/2019

Lien de téléchargement direct : Tuto 05 - Choisir ses composants (PDF)

Introduction

Salut, c’est 3 potes !

Dans ce tuto, nous allons aborder le choix des composants informatiques. Tu as gagné au loto et tu veux remplacer ton grille-pain par une nouvelle machine de guerre, mais tu es perdu au milieu de toutes les références ? Eh bah tant pis.

Préambule

Ce tuto peut tout aussi bien te servir si tu comptes acheter tes composants individuellement ou un PC pré-monté. Si tu es dans le 2ème cas, tu sauras au moins ce que tu achètes.

Il y a les bonnes et les mauvaises configurations. Une bonne configuration doit être équilibrée, homogène. Les choix doivent être logiques pour que le PC soit un ensemble cohérent. Ne me mets pas une carte graphique haut de gamme avec un processeur pourri et une alimentation de 1200W. Ne prends pas une carte mère spécial overclocking si tu ne comptes pas overclocker. Les composants sont ajoutés individuellement dans ton panier, mais tu dois garder une vision d’ensemble.
Un peu comme une raclette. Un jambon de luxe avec du fromage premier prix ça reste dégueu. De même, 2kg de fromage pour 3 patates c’est tendu.

Pour tes choix, ne te fie pas aux annonces des marques. Ce n’est souvent que du marketing sans aucun argument technique. Pour comparer les composants, je te conseille de lire des tests réalisés par des rédactions indépendantes, dont voici quelques liens (liste non exhaustive, visuel non contractuel, l’organisation émettrice n’est en aucun cas responsable en cas de lien non adéquat à l’usage susnommé) :
https://www.59hardware.net/ (francophone)
http://www.comptoir-hardware.com/ (francophone)
https://www.cowcotland.com/ (francophone)
https://www.ginjfo.com/ (francophone)
https://www.hardware.fr/ ou https://www.old.hardware.fr/ (francophone)
https://www.tomshardware.fr/ (francophone)
http://www.guru3d.com/ (francophone)
https://www.techpowerup.com/ (anglophone)
https://www.tomshardware.com/ (anglophone)
https://www.tweaktown.com/ (anglophone)
https://videocardz.com/ (anglophone)
https://wccftech.com/ (anglophone)
À explorer sans modération.
Attention tout de même aux conditions de réalisation des tests : configuration comparable à la tienne, CPU limited, GPU limited, fréquence RAM, température de la pièce, …

ATTENTION ! CONCENTRE-TOI SUR LES TESTS EN SITUATION, PLUTÔT QUE SUR DES BENCHMARKS GÉNÉRIQUES

Bonne lecture !

(Pour les flemmards, un paragraphe Résumé se trouve à la fin des chapitres les plus longs)

Glossaire et abréviations

  • APU : Accelerated Processing Unit. Un processeur « amélioré », en général couplé à un petit GPU.
  • Cable Management : Gestion de l’agencement des câbles pour qu’ils ne trainent pas partout, prennent la poussière et perturbent le flux d’air. Et pour que ça soit joli.
  • CG : Carte graphique.
  • CM : Carte mère.
  • CPU-limited : Limité par le CPU. Se dit d’un PC dont le processeur, par sa relative lenteur, bride les performances.
  • Crossfire : Technologie de multi-GPU made in AMD.
  • DD : C’EST DÉDÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ ! Ou simplement Disque Dur. COMME MON BIT ! (pardon.)
  • FPS : Frames Per Second. Images par secondes (voir IPS).
  • GPU : Graphic Process Unit. C’est (en gros) le processeur graphique de la CG.
  • GPU-limited : Limité par le GPU. Se dit d’un PC dont la carte graphique, par sa relative lenteur, bride les performances.
  • HDD : Hard Disk Drive. C’est le disque dur classique.
  • HF : Haute Fréquence. Ou High Frequency pour les bilingues, ça work también.
  • IG : In Game. En jeu.
  • IGP : Integrated Graphic Processor. C’est un petit circuit graphique intégré au CPU.
  • IPS : Images Par Secondes (voir FPS). (OMG UNE BOUCLE INFINIIIIIIIIE)
  • Kandyagach : Petite ville de l’ouest du Kazakhstan dans laquelle se trouvent 3 restaurants qui n’ont pas l’air folichons. Voilà. C’est tout.
  • Multithreading : Multi-file de calcul. « Hyperthreading » chez Intel, « Simultaneous Multi-Threading » (SMT) chez AMD. Simule des cœurs logiques qui servent de file d’attente pour les calculs réalisés sur les cœurs physiques.
  • OC ou O/C : Overclocking (surcadençage).
  • PCB : Printed Circuit Board. Circuit imprimé.
  • RAID : Technologies de multi-stockage. C’est un peu particulier.
  • RGB : Littéralement Red Green Blue. Ça désigne l’option « éclairage LED de toutes les couleurs » de certains composants et périphériques.
  • SLI : Scalable Link Interface. Technologie de multi-GPU made in NVIDIA.
  • SSD : Solid State Drive. « Nouvelle » technologie de stockage.
  • Throttle : « Ralenti » en français. Diminution automatique des performances d’un composant pour en réduire la température et en éviter son endommagement.
  • VRAM : Video Random Access Memory. La RAM de la carte graphique.

Les questions existentielles

Pour choisir tes composants, il va falloir que tu te poses certaines questions. Et c’est encore mieux si tu en a les réponses.

  • Quel budget ?
  • Quelle utilisation ? (Jeux 1080p/1440p/4K, bureautique, graphisme, gros calculs, …)
  • Overclocking envisagé ?
  • Esthétique importante ?
  • Ketchup ou mayo ?

C’est bon, t’as tout noté dans un coin ? Eh ben c’est parti ! En fait non, juste une précision : Je ne vais pas te dire quoi acheter. Je vais simplement te donner des infos qui devraient te suffire pour que tu fasses tes propres choix, adaptés à ta situation et tes goûts. Bawais sinon c’est pas drôle !

La carte graphique (pavé incoming)

Avant toute chose, il faut clarifier un point. L’appellation « carte graphique » peut être ambiguë. Il peut, pour certains, s’agir de :

  • Un IGP, soit un mini-GPU intégré au CPU. Ça suffit pour des petits jeux et pour de la bureautique, mais ça ne nous intéresse pas ici.
  • Une carte fille dédiée
Oui, je tiens à le préciser. Parce que Intel profite de l’ambiguïté pour s’autoproclamer « Plus grand vendeur de cartes graphiques ». À un moment faut arrêter de déconner.

Petite parenthèse des familles :
Les IGP sont, en général, des unités de calcul graphiques intégrées au CPU.
Les plus connus sont ceux intégrés aux processeurs Intel, de type « HD Graphics 500 ». Ces derniers sont très basiques et ne permettront de jouer qu’à des jeux anciens ou peu gourmands. Ils sont cependant largement suffisants pour un usage bureautique.
Intel a récemment lancé des puces « hybrides » sur lesquelles se trouvent un GPU et un CPU dont les circuits sont distincts. Cette solution propose de meilleures performances graphiques que la précédente.
Du côté d’AMD, depuis le rachat de Radeon la marque propose des APU (Accelerated Processing Unit) dont la fonction est similaire aux IGP Intel mais en plus performant.

Pour conclure, les IGP sont envisageables uniquement pour les jeux anciens ou peu gourmands (ou avec des réglages graphiques dignes de Tetris) ou, évidemment, pour des applications bureautiques. Pour des performances graphiques dignes de ce nom, va falloir sortir de ce cadre ↓ .

Continuons avec par la pièce maîtresse des PC de gamers, la carte graphique, la vraie. Parce que oui, quand on joue sérieusement, on dit « gamer ». Pas « player » (Coucou la PS4 !). Sur ce segment nous avons deux protagonistes : AMD, dit « les rouges », NVIDIA, dit « les verts ». En tout cas pour le moment. Intel a annoncé se lancer dans la course au GPU en 2020, ça fera la team bleu, tout va bien la couleur est dispo.
(« Hey Dédé ! C’est là qu’on voit que ces boites sont pas dirigées par des gonzesses hein ? Sinon on aurait eu les teams avec des couleurs chelou genre Fuchsia, Taupe et Émeraude ! Allez resserres moi un p’tit jaune c’est marée basse par ici »)

Performances globales

Plusieurs générations de cartes graphiques se succèdent, et la génération la plus récente est plus aboutie et plus puissante que la précédente. Au sein d’une même génération, des gammes se succèdent, et là c’est le plus gros chiffre qui gagne. Par exemple chez NVIDIA, la RTX 2070 est plus puissante que la GTX 1070, qui est plus puissante que la GTX 1060. MAIS la RTX 2060 est plus puissante que la GTX 1070. C’est compiké hein ?

Je n'ai malheureusement pas de formule magique pour te dire comment choisir ta CG. La meilleure solution pour se renseigner sur les performances d’une carte graphique, c’est de lire des tests en situation de jeu ET de surveiller les prix du moment. Beaucoup de sites testent ou diffusent des résultats de tests de beaucoup de matos informatique, dont les CG. Je te renvoie vers Tom’s Hardware pour voir ça, mais tu peux aussi aller voir ailleurs :
https://www.tomshardware.fr/articles/comparatif-carte-graphique-geforce-radeon,2-874.html

Et là, tu es tenté(e) de ne regarder que les « FPS moyen ». Et c’est une GRAAAAAAAVE erreur ! En fait non, pas si grave. Mais c’est mieux si tu fais également attention aux « FPS mini ». Pourquoi ? Eh ben je vais te l’expliquer juste à la ligne du dessous. Tu t’y attendais pas à celle-là hein ?
Imaginons deux cartes graphiques, ayant toutes deux une moyenne de 60 FPS. La CG A tourne entre 58 et 62 FPS tandis que la B affiche entre 45 et 75 FPS. Trop cool la B monte plus haut ! Pas du tout. Enfin si, elle monte plus haut, mais c’est pas cool. À l’usage une trop grosse variation de fréquence donnera une impression de micro-saccades très désagréable.
Donc si tu hésites entre deux cartes de fréquence moyenne équivalente, calcule rapidement le rapport (FPS mini)/(FPS moyen) et privilégie la carte la plus proche de 1. Ici, la A.

Certes, pour le moment NVIDIA est roi dans le haut de gamme. Cependant, AMD se défend très bien dans l’entrée et le milieu de gamme, surtout avec les jeux compatibles DirectX12 et Vulkan.

Pour donner un ordre d’idée, voici une liste des cartes graphiques actuelles et une estimation personnelle de leur domaine d’utilisation privilégié. Évidemment, beaucoup de paramètres rentrent en compte. Supposons simplement que le reste de la config est cohérent avec la CG, et qu’on fait tourner un jeu AAA en Very High. Les cartes AMD sont en rouge et les cartes NVIDIA en vert.

Classement cartes graphiques

Encore une fois, beaucoup de paramètres peuvent faire bouger ce graphe : API utilisée (DirectX11, DirectX12, Vulkan, …), type d’antialiasing (TAA, DLSS, …), optimisation des jeux, et encore tout plein d’autres.

Performances locales

C’est bien beau de départager les GPU, mais maintenant que t’as fait ton choix tu te retrouves avec 10 marques de CG et 8 modèles par marques, avec autant de tarifs différents. Alors komankonfé pour choisir ? Il va falloir se plonger dans des tests un peu plus ciblés, qui décortiquent certains modèles en particulier.
Prenons l’exemple des GTX 1060 dont plusieurs modèles ont été testés chez Tomy. Oui le modèle est vieillot, mais c’est pour l’exemple :
https://www.tomshardware.fr/articles/comparatif-test-geforce-gtx-1060,2-2536.html
On y voit des différences sur la conception du PCB, la qualité du circuit d’alimentation, la qualité du refroidissement, … ce qui se répercutent directement sur le bruit, la température, la capacité d’overclocking, la durée de vie, …
Mais il y a autre chose. Quelque chose d’un peu plus caché, de mesquin, de coquinesque. Je vais te révéler ce non-secret : Certaine marques commandent des puces plus ou moins performantes, qui leurs sont vendues plus ou moins cher. D’où des écarts de performance et de prix entre marques et entre modèles.

Une explication ? Allez, j’suis chaud :
Lorsque les puces graphiques sont produites, leur qualité varie naturellement de façon aléatoire. Comme tout produit, d’ailleurs. Supposons que la qualité des puces puisse être représentée par une courbe de Gauss (ou Gauß pour les puristes) avec en abscisse un “indice de qualité” et en ordonnée la probabilité qu’une puce ait cet indice :

Courbe de Gauss
Crédit image : Wikipédia

Le fabricant teste ses puces et peut choisir de ne garder que celles qui ont un certain indice de qualité. Ici prenons par exemple x ≥ -2 : ça veut dire que 5% de la production n'est pas d’assez bonne qualité et n’est pas vendue. En contrepartie, le fabricant peut garantir une certaine qualité, et donc une certaine fréquence de fonctionnement.
Du coup, certaines marques, comme Asus, Sapphire, Zotac, Gigabyte, … font des demandes particulières. Par exemple, elles peuvent demander des puces avec un indice de qualité supérieur (exemple : x ≥ 1) qu’elles achèteront à un prix plus élevé, pour proposer des cartes graphiques plus performantes mais plus chères. À contrario, certaines marques peuvent demander des puces avec un indice de qualité inférieur (exemple : x ≤ -1) qu’elles achèteront à un prix moins élevé, pour proposer des cartes graphiques pas particulièrement performantes mais moins chères.

Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec des CG KFA² pas chères mais peu fiables, et des CG Asus Strix plus chères mais fiables et performantes. À toi de voir où tu places tes exigences en termes de rapport qualité/prix.

Petite remarque furtive sur la fréquence du GPU :
Tu pourrais être tenté de faire ton choix de modèle de CG en fonction de la fréquence du GPU. Ça peut en effet être un indicateur de performance, mais à la fiabilité toute relative. En tout cas pour les cartes NVIDIA. La techno « GPU Boost » adapte la fréquence du GPU en fonction de la température de la CG, ce qui fait que le GPU mouline toujours un peu plus rapidement que ce qui est indiqué par le fabricant.

Système de refroidissement

Je l’évoque un peu dans les paragraphes précédents, mais en quoi un système de refroidissement est mieux qu’un autre ?
On en distingue 3 types :

  • Refroidissement « classique » à ventilateurs : Plus ils sont grands et nombreux et plus le refroidissement sera efficace et silencieux.
  • Refroidissement à blower (appelé aussi « turbine ») : La carte est « fermée » et une seule turbine aspire l’air, le fait circuler dans la carte, pour qu’il soit finalement relâché à l’arrière du boitier (là où tu as tous tes câbles qui prennent la poussière). L’efficacité de ce système de refroidissement est limitée, mais il a l’avantage de ne pas recracher de l’air chaud dans le boitier. Pratique pour les configurations compactes.
  • Watercooling : La carte est refroidie non plus par de l’air, mais par un liquide. C’est le système de refroidissement le plus efficace, mais le plus onéreux.

Voilà à quoi ça ressemble en vrai :

Systèmes de refroidissement de carte graphique
De gauche à droite : des RTX 2080 avec ventilateurs de Gigabyte (WindForce OC), avec blower de Asus (Turbo), et avec watercooling de MSI (Sea Hawk EK X)

Mémoire vidéo (VRAM)

Quand ta carte graphique calcule une image, elle ne fait pas ça entre deux transistors. Ça prend du temps et des octets, il faut bien poser ça quelque part. Eh ben c’est posé dans la VRAM. Dès que c’est fini on balance tout ça à l’écran et on fait de la place pour l’image suivante. C’est vulgairement vulgarisé mais on doit pas être trop loin du concept réel.
Le problème qui peut apparaître, c’est que si l’image est trop lourde (textures fines, haute résolution, …) elle peut saturer la VRAM. Et c’est la tacastrophe. D'autant plus que tu ne peux pas rajouter une barrette, comme pour la RAM. Ça serait trop facile. Alors ? Combien de Go ? Eh ben ça dépend. Ça dépend essentiellement de la résolution en fait.
Prenons le 1080p (1920*1080 ou FullHD). Sur Le Comptoir du Hardware et Tom's Hardware on peut trouver des tests qui comparent :

Yes, on reste dans l'antique. Pour les RX il n'y a aucune différence en 1080p, et de très faibles différences à 1440p. Mais de toute façon si tu prends une RX480 c’est pas pour du 1440p… Pour les GTX, c’est pas l’même délire : la 3Go est systématiquement en retrait par rapport à la 6Go. Mais bon, c’est aussi une histoire de nombre de cœurs de calcul (1152 vs 1280)…

Pour les plus hautes résolutions, il faut se tourner vers des CG un peu plus fat, qui possèdent en général entre 8 et 12Go de VRAM. Elles sont correctement équipées et la question ne se pose donc pas.

Finalement, si tu achètes une CG en 2019, 4 Go de VRAM est le minimum. Les GTX 1060 3Go sont souvent considérées comme des aberrations, selon les jeux et les réglages graphiques la mémoire peut saturer et plomber les performances.

Consommation

Dans un PC gamer, la carte graphique est le composant qui pompera le plus d’électricité. En fonction de sa capacité de pompage elle nécessitera une alimentation plus ou moins puissante. Vérifie donc bien que ton alim puisse supporter la consommation de ta CG (plus d’infos dans le paragraphe « Alimentation » de ce même tuto. Tékaté c’est pas de la pub pour une épicerie bio commerce équitable.).
Sur ce terrain (de la consommation électrique, pas du bio), les cartes NVIDIA sont devant. Stadire qu’elles consomment moins. Donc elles chauffent moins. Pratique quand tu geek pendant tes 2 mois de vacances d’été en pleine canicule.

Les spécificités AMD/NVIDIA

Nous avons deux gros concurrents sur le secteur des cartes graphiques. Une fois qu’on a ciblé une gamme, comment faire son choix ? Le pile ou face peut être une solution, mais je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure. Regardons un peu les spécificités qui différencient ces deux trublions.

AMD

  • Pilotes : AMD n’est pas réputé pour fournir des pilotes parfaitement finis. Au fil des mises à jour, AMD perfectionne ses pilotes qui améliorent légèrement les performances de ses cartes graphiques. Cet « affinage » est souvent surnommé « Fine Wine Technology » en référence à l’affinage d’un bon vin (ou d’un bon saucisson, RT pour la « Fine Sauciflard Technology »).
  • Voltage : Le voltage des CG AMD est souvent réglé grossièrement pour qu’il convienne à tous les GPU, peu importent les aléas de fabrication. Pour en tirer le maximum, il est souvent intéressant de « undervolt » sa carte graphique. Ça permet de gagner quelques degrés et décibels sans perdre en performance. Mais pour ça faut s’y connaitre un minimum.
  • HBM : Sur ses cartes graphiques haut de gamme, AMD intègre de la mémoire HBM, plus efficace que la GDDR, mais pour l’instant encore plus chère.
  • Freesync : Les cartes graphiques AMD sont compatibles avec le Freesync, standard libre de technologie de rafraichissement adaptatif, et présent sur énormément d’écrans. (Voir Tuto n°02 pour plus d’info)

NVIDIA

  • Pilotes : Les pilotes NVIDIA sont optimisés dès la sortie de la carte, donc pas d’affinage possible. Ce qui ne les exempte pas de certains bugs occasionnels.
  • PhysX : NVIDIA est propriétaire de la technologie PhysX qui, lorsqu’elle est prise en charge dans les jeux (assez rarement en fait), rend certains détails plus réalistes (fumée, débris, …).
  • G-Sync : En plus d’avoir été rendues compatibles Freesync, les cartes graphiques NVIDIA sont compatibles G-Sync, une technologie propriétaire de technologie de rafraichissement adaptatif un peu plus qualitative. (Voir encore une fois le Tuto n°02 pour plus d’info)
  • Ray-tracing : Les nouvelles RTX de NVIDIA sont les seules à embarquer des cœurs de calcul dédiés au ray-tracing, qui permet une gestion quasi-parfaite de la lumière.
  • DLSS : Le DLSS est un nouveau type d’antialiasing très efficace, basé sur l’IA. Les dernières RTX de NVIDIA sont pour le moment les seules à proposer une technologie de ce type.

Le multi-GPU (SLI/Crossfire)

Pour les plus fortunés, il est possible de brancher plusieurs cartes graphiques identiques sur sa carte mère, on parle alors de multi-GPU : « SLI » pour NVIDIA et « Crossfire » pour AMD. En général on se contente de 2 cartes, mais certains vont jusqu’à 4 cartes en parallèle. Attention, ça demande une carte mère compatible et une alimentation dimensionnée en conséquence.
Ce système permet parfois, à budget égal, d’avoir de meilleures performances avec 2 CG moyen de gamme qu’avec 1 CG haut de gamme. Les gros avantages sont également au niveau de la gestion des très hautes résolutions, et de la possibilité de brancher un plus grand nombre d’écrans.
En revanche, le gain de 2 CG en SLI par rapport à la même CG seule est rarement spectaculaire, de l’ordre de +40%. Ce qui donne un rapport performance/prix assez naze. De plus, les jeux sont rarement optimisés pour ce genre de configuration, et les bugs sont réguliers.

Résumé

  • De manière indicative pour jouer en 60 FPS (exemples, voir graphe plus complet) :
    • FullHD (1920*1080) : GTX 1660ti ou RX 590
    • QHD (2560*1440) : RTX 2060S ou RX 5700
    • UHD (3840*2160) : RTX 2080 ou Radeon VII
  • Pour les performances brutes, lis des tests sur les plateformes citées en préambule.
  • Toutes les CG ne se valent pas, des différences peuvent exister concernant la qualité de l’alimentation et du refroidissement.
  • Si tu n’as pas de restriction particulière, évite les cartes à blower et celles à 1 seul ventilateur.
  • Je te conseille 4Go de VRAM au minimum.
  • Je te déconseille le multi-GPU, sauf si tu aimes voyager dans l’inconnu. Et que tu as trop d’argent. Mais si tu as trop d’argent, tu peux aussi nous faire un don.
  • Certaines nouvelles fonctionnalités peuvent être très intéressantes (DLSS ?).

Exemple de test : https://www.tomshardware.fr/articles/comparatif-carte-graphique-geforce-radeon,2-874.html

Le processeur (CPU)

Côté proco, c’est les bleus (Intel) vs les rouges (AMD). AMD a eu un gros passage à vide pendant quelques années (entre 2010 et 2017 en gros), mais depuis la sortie des Ryzen il est sérieusement revenu dans la course. Intel s’est reposé sur ses lauriers, s’est contenté de régulières améliorations mineures au fil des ans. Alors quand la concurrence reprend brutalement, forcément, ça surprend. Et c’est tant mieux.

Nomenclatures

Commençons par savoir comment s’appellent ces bestioles. Même si nous avons deux constructeurs différents, les nomenclatures ne sont pas si éloignées.

AMD :

AMD Ryzen X YZZZA

Exemple : Ryzen 5 3600X

  • Ryzen : Il s’agit de l’architecture exploitée actuellement par AMD pour ses processeurs avec un minimum de puissance de calcul. D’autres architectures ont existé (FX), existent (Athlon), et existeront.
  • X : Il s’agit de la gamme du processeur : 3, 5, 7 et 9. 3 étant l’entrée de gamme, et 9 le très haut de gamme.
  • Y : Il s’agit de la génération du processeur. Plus le chiffre est élevé plus le processeur est récent. À titre d’exemple la génération 3 est sortie en 2019.
  • ZZZ : Nombre spécifique au modèle, unique dans une génération. Plus le nombre est élevé, plus le processeur est performant. Par exemple, les Ryzen 5 2600 et Ryzen 5 3600 existent, mais le Ryzen 7 3600 n’existe pas.
  • A : Suffixe, parfois absent, précisant certaines « options » du processeur. Il en existe plusieurs, mais ne sont pas toutes disponibles pour tous les modèles :
    • X : Fréquences de fonctionnement plus élevé et meilleures capacités d’overclocking, notamment via le boost automatique Precision Boost.
    • G : Présence d’un circuit graphique intégré.
    • E : Spécifique aux Athlon basse consommation.

Intel :

Intel Core i X-YZZZA

Exemple : Core i5-9600K

  • Core i : Il s’agit de l’architecture exploitée actuellement par Intel pour ses processeurs avec un minimum de puissance de calcul. D’autres architectures ont existé (Core 2 Duo), existent (Pentium), et existeront.
  • X : Il s’agit de la gamme du processeur : 3, 5, 7 et 9. 3 étant l’entrée de gamme, et 9 le très haut de gamme.
  • Y : Il s’agit de la génération du processeur. Plus le chiffre est élevé plus le processeur est récent. À titre d’exemple la génération 9 est sortie en 2018.
  • ZZZ : Nombre spécifique au modèle, unique dans une génération. Plus le nombre est élevé, plus le processeur est performant. Par exemple, les i3-7350K et i3-8350K existent, mais le i7 8350K n’existe pas.
  • A : Suffixe, parfois absent, précisant certaines « options » du processeur. Il en existe plusieurs, mais ne sont pas toutes disponibles pour tous les modèles :

Attention aux raccourcis rapides. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, un i7 de première génération est moins puissant qu’un i3 de 8ème génération. Même si c’est un i7.

Performances globales

Comme pour les cartes graphiques, il n’y a pas de formule miracle. Tout ce que je peux te conseiller, c’est d’aller lire les tests et de faire ton choix en fonction de ton utilisation (jeu, applications multithreadés, bureautique, …). Attention aux conditions de tests : fréquence RAM, tests mono/multicoeur, carte graphique utilisée, système de refroidissement, fréquence de fonctionnement, … Par exemple ici :
https://www.tomshardware.fr/articles/comparatif-cpu-amd-intel-processeurs,2-8.html

Quelques nuances tout de même :
La fréquence n’est plus un indice fiable pour évaluer la performance d’un processeur. Un même proc à 4 GHz ou à 5 GHz aura évidemment de meilleures performances à 5 GHz. Mais il est très délicat de comparer deux modèles différents en ne se basant que sur leur fréquence.
De même, le nombre de cœurs ne doit pas être le seul critère de sélection. En 2019, je te conseille néanmoins un processeur avec au moins 6 cœurs physiques car les jeux sont de plus en plus optimisés pour le multicœur. Le multithreading peut aider si tu fais tourner plusieurs tâches en parallèle (par exemple du jeu avec du stream et/ou du record).

Globalement, Intel est légèrement devant en jeu, AMD est légèrement devant en applicatif. À toi de voir avec les tests et les prix du moment.

Pour donner un ordre d’idée, voici une liste des gammes de processeurs et une estimation personnelle de leur domaine d’utilisation privilégié. C’est très vague car il existe une pléthore de modèles, de générations et d’utilisation. Ça reste indicatif, tu dois évidemment l’adapter à ta situation.

Utilisation AMD Intel
Bureautique Athlon Pentium / Celeron
Jeu entrée de gamme Ryzen 3 Core i3
Jeu moyen de gamme Ryzen 5 Core i5
Jeu haut de gamme Ryzen 7 Core i7
Jeu hardcore / Applicatif lourd Ryzen 9 Core i9

La qualité extra-processeurale

Oui, ça ne veut rien dire. Mais moi Président, je ferai entrer ce mot dans le petit Larousse. Votez Exo 2032.
Les transistors c’est bien, mais si on regarde à côté, on voit quoi ?

AMD

  • Circuit graphique intégré (IGP) : Chez AMD on n’a pas de circuit graphique intégré (IGP) donc carte graphique obligatoire. Sauf si tu choisis un APU. De toute façon, si tu es rendu à ce stade du tuto c’est que tu es un gamer de compèt’ et il est donc impensable de te passer de carte graphique dédiée.
  • Ventirad de série : Un ventirad n’est pas fourni avec tous les modèles. Néanmoins lorsqu’il l’est, il est plutôt joli et relativement performant.
  • Liaison thermique : Certains modèles sont soudés à l’indium, on peut difficilement faire mieux. Sinon, la pâte thermique interne au processeur (qui relie la « puce » (die) au « couvercle » (IHS)) est d’assez bonne qualité.
  • Rétrocompatibilité : AMD assure une bonne rétrocompatibilité entre ses chipsets de carte mère et ses processeurs. Les nouveaux Ryzen séries 3xxx sont compatibles avec les CM en chipset B3xx sorties deux ans plus tôt pour les séries 1xxx.

Intel

  • Circuit graphique intégré (IGP) : Intel propose très souvent un IGP sur ses procs. Ça peut dépanner en cas de problème sur la carte graphique.
  • Ventirad de série : Un ventirad n’est pas fourni avec tous les modèles. Lorsqu’il l’est, il n’est clairement pas fou.
  • Liaison thermique : Au niveau de la liaison entre le die et l’IHS, ça dépend des modèles et c’est un peu quitte ou double. Soit les deux sont soudés par un joint en indium bien fait, soit le joint est mal fait, soit on a une pâte thermique interne est vraiment bas de gamme. Tellement bas de gamme qu’elle est parfois comparée à de la mayo.
  • Rétrocompatibilité : Là, il y a pas mal de boulot. En général à chaque génération de processeur correspond un chipset de carte mère.

L’overclocking

Jette un œil à cette petite partie, même si tu n’y connais rien ou si ça ne t’intéresse pas. Et si tu comptes te lancer dans l’aventure, penses à prendre une CM et une solution de refroidissement adaptées…

  • Chez AMD, tous les processeurs sont overclockables. La marge de manœuvre est parfois maigre, mais c’est possible.
  • Chez Intel, seuls les processeurs se terminant par un « k » peuvent être overclockés, les autres sont bridés. Par exemple, le i5-8600k est overclockable, mais pas le i5-8600. Donc si tu ne comptes pas OC, un « non-k » est suffisant.

La consommation

En général, les processeurs AMD chauffent et consomment un poil plus que les processeurs Intel. Mais c’est très subtil, pas de quoi exploser ta facture EDF. Et puis tout dépend des modèles, le i7-7700k est réputé pour être un bon chauffage d’appoint.

En résumé

  • 6 cœurs physique minimum. Multi-threading conseillé mais pas obligatoire.
  • Intel légèrement meilleur en jeu, AMD légèrement meilleur en applicatif.
  • Présence d’un IGP chez Intel, absence chez AMD.
  • AMD propose un meilleur ventirad par défaut que Intel.
  • Bonne liaison die-IHS chez AMD, dépend des modèles chez Intel.
  • Si tu ne comptes pas OC avec un proc Intel, une version « non-k » suffit. Sinon un « k » est obligatoire.
  • Les processeurs AMD consomment et chauffent très légèrement plus que les Intel.

Exemple de test : https://www.tomshardware.fr/articles/comparatif-cpu-amd-intel-processeurs,2-8.html

Le refroidissement CPU

Un proco, ça chauffe. Pourquoi ? À cause de l’effet Joule : courant électrique + conducteur non parfait = dissipation d’énergie sous forme de chaleur. C’est le principe du grille-pain. Sauf que si tu ne veux pas transformer ta carte mère en toast, il va falloir refroidir tout ça. Range-moi ces glaçons, on va le faire autrement.
1ère étape : vérifier la compatibilité. Eh non, tous les systèmes de refroidissement ne conviennent pas à tous les processeurs. Astuce : ça dépend du socket du proco (1151, 2066, AM4, TR4, ...).

On peut ensuite distinguer 3 types de refroidissement, correspondant à 3 utilisations assez différentes :

L’aircooling (le refroidissement par air)

L’aircooling consiste à capter la chaleur du processeur dans un radiateur en général constitué d’ailettes en aluminium. Le transfert de chaleur peut s’effectuer soit par simple conduction thermique, soit par caloducs à changement de phase. Un (ou des) ventilateur(s) souffle(nt) sur ces ailettes pour créer une convection forcée, dissipant la chaleur qui y est stockée. L’ensemble radiateur+ventilateur(s) est appelé sauvagement « ventirad ». « radivent » devait être moins vendeur.
Selon la qualité du radiateur et des ventilateurs, la qualité du refroidissement est très variable.

  • Le ventirad par défaut : C’est le machin qui est fourni avec la plupart des processeurs. Il est un peu bruyant, pas très performant (surtout ceux d’Intel) mais ça suffit largement pour la plupart des configurations gaming non-overclockées.
  • Les autres ventirads : Tu peux t’orienter vers cette solution si tu cherches plus de silence ou si tu comptes te lancer dans l’overclocking (attention quand même à ne pas prendre un modèle en carton). Certains modèles haut de gamme rivalisent d’efficacité avec certains systèmes de watercooling AIO (All-In-One, tout-en-un) (voir point suivant).
Remarques :
Les ventirad « top-flow » (dont le flux d’air est orthogonal à la carte mère) sont moins efficaces que les ventirads « tour » (dont le flux d’air est dirigé vers l’arrière du boitier).
Si tu choisis d’autres ventilateurs que ceux fournis avec ton ventirad ou ton AIO, privilégie la pression statique au débit CFM.

Le watercooling (le refroidissement par eau)

Le refroidissement a lieu en deux temps : tout d’abord, la chaleur du processeur est transmise par conduction thermique à un liquide dans un circuit fermé. Ensuite, ce liquide transite, grâce à l’action d’une pompe, vers un radiateur et en chauffe les ailettes que des ventilateurs s’occupent de refroidir. Le liquide se refroidit également et retourne vers le processeur.
Ce système permet d’avoir un radiateur plus grand, et surtout d’être situé à l’extérieur du boitier. Les ventilateurs soufflent donc de l’air frais, non chauffé par tous les autres composants à l’intérieur de la boiboite.
On peut distinguer 2 types de watercooling : custom et all-in-one (AIO). Les customs sont chers et demandent un réel savoir-faire, mais ils sont extrêmement stylés. Les AIO sont aussi assez sympa stylistiquement parlant, et donnent un aspect épuré à l’intérieur du boitier. Évidemment, pour en profiter il faut une fenêtre. Ou une scie à métaux.
Niveau silence, ça dépend du budget. Les systèmes haut de gamme sont quasiment inaudibles, tandis que les systèmes entrée de gamme peuvent être plus bruyants qu’un ventirad haut de gamme vendu au même prix.
Le watercooling est en général réservé à des personnes qui souhaitent aller assez loin dans l’overclocking de leur machine. Ou alors simplement à celles qui sont sensibles à leur charme esthétique.

Le refroidissement passif

Il s’agit d’un radiateur (un ventirad sans venti(lateur)) qui dissipe la chaleur par convection naturelle. Alors oui, toi, Jean-Michel Rigueur, pourra me dire que le refroidissement passif est une forme d’aircooling. Mais je m’en balek c’est moi l’auteur je fais ce que je veux.
L’avantage principal de ce type de refroidissement est un silence absolu. Par contre, ça ne convient qu’à des processeurs qui chauffent très peu. Donc on laisse tomber le gaming.

Lé fotos

Systèmes de refroidissement pour processeur
De haut en bas et de gauche à droite : Le ventirad Intel par défaut, un ventirad AMD par défaut (Wraith Stealth), un ventirad top-flow (BeQuiet! Shadow Rock LP), un ventirad tour (Noctua NH U12S), un radiateur passif (Thermalright Le Grand Macho), un watercooling All-in-one (NZXT Kraken X62) et un montage avec boucle de watercooling custom (PC Materiel.net Duality).

Bref, résumons

Utilisation Efficacité Silence* Coût
Ventirad par défaut Jeu sans O/C Smiley bof Smiley non Smiley oui
Ventirad autre Jeu O/C classique Smiley bof Smiley bof Smiley bof
Watercooling Jeu O/C avancé Smiley oui Smiley non Smiley non
Passif Bureautique Smiley non Smiley oui Smiley bof
*Silence à budget égal (sauf le « par défaut », lui on n’a pas trop le choix de l’acheter)

Je n’ai pas mis de case « Style », ça dépend des goûts de chacun. Je n’ai pas non plus mis de case « Pression des pneus » parce que ça n’a rien à faire là.

Exemple de test : https://www.hardware.fr/articles/929-1/comparatif-19-ventirads-haut-gamme.html

La carte mère

Le format

On peut croiser des CM de différentes tailles. Le format le plus courant est l’ATX. On peut également croiser du µATX qui est un format plus réduit, utile pour des PC qui veulent se faire discrets. Ces CM possèdent moins de connexions pour d’éventuelles cartes filles et ont donc un tarif moins élevé.
D’autres formats sont plus spécifiques et donc moins courants : ITX, E-ATX, FlexATX, …
Attention aux formats qui peuvent rentrer dans ton joli boîtier. C’est pas comme le métro parisien, en poussant fort ça ne passe pas tout le temps.

Formats de cartes mères
De gauche à droite, des cartes mères aux formats : E-ATX, ATX, µATX, mini-ITX.
Crédit image : Tom’s Hardware

Le socket

Les processeurs se branchent sur la CM sur des « sockets » qui sont évidemment différents si c’est un proc AMD ou Intel. De plus, le socket peut être amené à évoluer au fil des générations.
C’est quand même le critère de base pour choisir sa CM. En prendre une sur laquelle tu peux brancher ton proc.

Le chipset

Le chipset, c’est ce qui permet à la CM de faire fonctionner ton système correctement et gère certaines fonctionnalités particulières. Citons par exemple le RAID, le SLI/Crossfire, l’overclocking, …
Pour un socket donné, il peut exister plusieurs chipsets qui changent en fonction des générations de proc et des gammes. En général, chaque génération de processeur a sa gamme de chipset, et la rétrocompatibilité est plus ou moins bien assurée en fonction de l’intégrité morale du constructeur (Coucou Intel !). Donc à vérifier également avant l’achat.
En amiral (oui j’ai déjà utilisé « général », ma prof de français de 4ème m’a conseillé d’éviter les répétitions), les chipsets d’une génération sont déclinés en 3 gammes :

  • Le haut de gamme (HdG) pour les joueurs extrêmistes et les overclockeurs.
  • Le milieu de gamme (MdG) pour les joueurs classiques et les utilisateurs lambda.
  • L’entrée de gamme (EdG) pour les PC bureautique pas chers et peu évolutifs.

Ça commence à être le bordel non ? Pour essayer de clarifier les choses j’ai pris l’exemple de 2018 avec les proc Intel série 9xxx (socket 1151) et les proc AMD Ryzen 2xxx (socket AM4) :

Gamme O/C Multi-GPU RAM HF* RAID
Intel Z370 HdG Smiley oui Smiley oui Smiley oui Smiley oui
Intel H370 MdG Smiley non Smiley non Smiley non Smiley oui
Intel B360 EdG Smiley non Smiley non Smiley non Smiley non
AMD X470 HdG Smiley oui Smiley oui Smiley oui Smiley oui
AMD B450 MdG Smiley bof Smiley non Smiley oui Smiley oui
*HF : Haute fréquence (>2400MHz)

Il existe d’autres subtilités (lignes PCIe, Étages d’alimentation…) mais je te laisse voir tout ça pour les chipsets qui t’intéressent. Et qui seront sûrement plus récents.

Fréquence de la RAM

À propos de la RAM à haute fréquence : les cartes mères ne supportent pas toutes les fréquences (spoil). Si tes barrettes de RAM pédalent trop vite elles seront « bridées » à une fréquence inférieure, supportée par la CM.
Dans la doc de la CM tu verras peut-être, à partir d’une fréquence assez haute, une précision « (O.C.) » comme par exemple ici pour la Gigabyte Z390 Aorus Master à partir de 2800MHz.

Fréquences RAM compatibles
Crédit image : Gigabyte

Ne t’inquiète pas tu n’as pas à te lancer dans la science obscure de l’overclocking, les barrettes sont programmées pour s’overclocker automatiquement ! Elle est pas belle la vie ? Cette technologie d’« overclocking automatique » porte le doux nom de XMP chez Intel (pour eXtrem Memory Profile) et AMP chez AMD (pour AMD Memory Profile).

Parfois ces profils ne sont pas activés par défaut, il suffit d’aller faire un p’tit tour dans le BIOS pour cocher une option. Regarde bien dans le manuel de ta CM comment qu’il faut faire, parce que le BIOS c’est du sérieux.

Le reste

D’autres aspects, plus spécifiques, peuvent entrer en ligne de compte dans ton choix. Citons par exemple :

  • La fiabilité de la marque
  • La connectivité (ports SATA3, ports M.2, …)
  • Le WiFi intégré
  • La qualité du chipset audio
  • La présence de ports PCIe renforcés : Ça peut être rassurant si ta CG pèse 8kg.
  • La gestion du RGB : Avec ou sans LEDs intégrées, ports spécifiques pour les périphériques et composants RGB, …
  • Le refroidissement du chipset et des VRM (circuits chargés de l’alim du proc)
  • Le BIOS plus ou moins fourni
  • La possibilité d’avoir des BIOS de rechange si tu foires ton OC

En résumé

  • Format adapté à ton boitier et à ton utilisation (nombre de cartes filles ?)
  • Socket adapté au processeur
  • Chipset adapté au processeur et à ton utilisation
  • Penser à checker le reste : nombre de connecteurs, chipset audio, WiFi, …

Exemple de test : https://www.anandtech.com/show/12072/best-motherboards

La mémoire vive (ou RAM)

Pour le moment, la norme c’est la DDR4. Mais vérifie que ta CM soit d’accord.

Capacité

La capacité minimale pour jouer est 8Go, mais je te conseille tout de même de partir sur 16Go pour être tranquille. 2 barrettes de 8Go sont préférables à 1 seule barrette de 16Go car le Dual Chanel permet de grapiller quelques IPS supplémentaires. Mais 1*16Go permet de rajouter une autre barrette plus tard... Dur choix, n’est-il pas ? Sauf si ta CM a 4 emplacements de RAM.

Un article sympa sur Techspot montre qu’une trop faible quantité de RAM peut avoir un impact sur les performances, surtout avec des petites cartes graphiques dont la mémoire vidéo n’est pas suffisante : https://www.techspot.com/article/1770-how-much-ram-pc-gaming/

Fréquences et timings

Si tu cherches à faire un overclocking sérieux, tu auras besoin de timings (CAS) faibles et de fréquences élevées. Mais si c’est le cas tu t’y connais assez pour ne pas avoir besoin de ce tuto. Mais peut-être restes-tu parce que tu adores me lire ;) Coquinou…

Pour le commun des mortels, les timings et fréquences ont assez peu d’impact sur les performances du PC en jeu. Dans le cas d’une config CPU-limited on peut avoir quelques % de gains en passant d’une mémoire à fréquence normale à une mémoire à haute fréquence, mais le rapport gain/prix n’est pas toujours avantageux. Il peut être intéressant de mettre le surcoût dans une CG ou un CPU plus véloce plutôt que dans des barrettes de RAM plus dopées qu’un cycliste.

J’apporte tout de même quelques nuances pour la fréquence :

  • AMD Ryzen 1xxx : La première génération de Ryzen tire beaucoup de bénéfice de la RAM rapide, mais ne supporte des fréquences que de 3200MHz maximum. En plus d’avoir quelques soucis de support de certains modèles de RAM.
  • AMD Ryzen 2xxx : Il y a du mieux, la compatibilité de RAM est corrigée et on passe à 3600MHz au maximum. L’augmentation de perf avec les RAM à hautes fréquences est néanmoins moins marquée.
  • AMD Ryzen 3xxx : A priori il n’y a plus de limite sur les fréquences supportées. Cependant, 3600MHz semble être une fréquence « optimale » au-dessus de laquelle le gain de performance est négligeable, pour un prix qui explose. C’est teshnik, les explications sont par ici : https://www.tomshardware.fr/amd-ryzen-3000-faut-il-craquer-pour-de-la-ddr4-a-haute-frequence/.
  • Intel Core : Les gains liés à la fréquence de la RAM sont faibles, de l’ordre de ceux des Ryzen 2xxx et 3xxx.

Tu peux trouver beaucoup de tests en ligne pour quantifier le gain apporté par de la RAM à haute fréquence. Les différences sont surtout visibles avec une grosse carte graphique couplée à un petit CPU qui galère. Par exemple ici avec un Intel Core i7-8700k et un AMD Ryzen 2700x : https://www.tomshardware.fr/articles/comparo-frequence-dram-cpu-intel-amd-apu,2-2832.html

En résumé tout dépend de ton budget et des prix du moment, mais je te déconseille les barrettes les moins chères à 2133MHz, tu risquerais de taper dans le low-cost bas de gamme. Va au moins jusqu’à 2400MHz.

Compatibilité

Sur ce point, tu ne peux rien faire de catastrophique. Du moment que tu prends des barrettes en DIMM (ou soDIMM pour un PC portable), ça se branche sur la CM tranquilou bilou et tu profites de la capacité de tes barrettes instantanément sans pilotes.
Pour la fréquence, c’est moins évident.

  • Pour Intel, il faut un chipset qui accorde le droit d’exploiter les hautes fréquences. Si ce n’est pas le cas, t’inquiète ça marchera quand même. La RAM fonctionnera simplement à une fréquence plus faible que sa fréquence habituelle.
  • Pour AMD, les chipset 3xx acceptent en théorie jusqu’à 3200MHz, les 4xx montent à 3600MHz, et pour les 5xx c’est vers l’infini et au-delà.

Si tu souhaites partir sur des barrettes de course, vérifie les valeurs de fréquence acceptées par ta carte mère. Si ta RAM pédale trop vite elle sera « bridée » à une fréquence inférieure, supportée par la CM. Si tu vois la mention « (OC) » dans la doc de la CM près de la fréquence que tu vises, ne t’inquiète pas. L’overclocking se fait automatiquement grâce aux profils XMP/AMP programmés dans la RAM. Voir le chapitre « Carte mère » de ce même tuto pour plus d’infos !

Si tu te la joues exotique et que tu as plusieurs barrettes différentes, pas de panique ! Les plus rapides se caleront simplement sur la fréquence de la plus lente. ‘sont sympa quand même ces barrettes, elles ne laissent pas leurs potes derrière. C’est pas comme Isalith et Konto dans leur voiture 2 places dans les wildlands de Bolivie... Enfin bref !

Dernières choses (ouais je voyais pas où ranger ça)

  • Évite les barrettes « Value » et/ou « Select » low-cost.
  • Vérifie que les barrettes ne sont pas trop hautes pour passer avec la solution de refroidissement que tu as choisie ;) Ça serait con que le joli dissipateur des barrettes ne passe pas sous ton imposant ventirad.

Résumé

  • 8Go minimum pour jouer, 16Go pour être tranquille.
  • 2400MHz minimum, dans l’idéal.
  • Évite les « Value » et autre « Select ».
  • Attention aux compatibilités pour les fréquences.
  • Vérifie que ton ventirad et le dissipateur des barrettes ne se gêneront pas.

Exemple de test : http://www.comptoir-hardware.com/actus/ram/36395-28-kits-de-ddr4-en-test-si-avec-ca-vous-narrivez-pas-a-choisir-.html

Le stockage

En ce moment nous assistons à un tournant majeur dans le stockage informatique : les bons vieux disques durs, malgré leurs optimisations au fil des ans, se font remplacer par des SSD beaucoup plus vifs et robustes. Mais est-ce la fin pour les HDD ? Non ! Car Intel Optane arrive à la rescousse ! Rétapiculons…

HDD : Les bons vieux disques durs

C’est la solution la plus économique. Aujourd’hui (mercredi) j’aurais tendance à dire que 1 To est le minimum pour installer quelques jeux. De plus, je te conseille une vitesse de 7200tr/min. Avec 5400tr/min le DD aura du mal à suivre et les disques à 10000tr/min n’en valent pas la peine.

SSD : Les p’tits nouveaux

Attention, danger. Si tu essaies une fois tu ne peux plus t’en passer. Ça a un impact très relatif sur les performances in game (j’y arrive plus tard) mais le système d’exploitation est beaucoup plus réactif, tout est plus fluide. Par contre c’est plus cher.
La technologie utilisée est radicalement différente de celle des HDD : on passe de plateaux tournants lus par une tête de lecture à des modules mémoires ressemblant de loin à des puces de RAM.
Dans les premiers SSD, chaque transistor des modules mémoire stockait 1 bit, c’était la SLC (Single Level Cell). Puis, on a réussi à stocker 2 bits par transistor (MLC – Multi-Level Cell), puis 3 bits (TLC – Triple Level Cell), puis 4 bits (QLC – Quad-Level Cell) et c’est tout pour le moment.
L’avantage, c’est que les puces ont pu gagner en densité, et donc les capacités des SSD ont augmenté et leurs prix ont diminué. Le souci c’est que plus il y a de bits par transistor, plus il y a un risque d’erreur de lecture et de réduction de la durée de vie du SSD. Cependant, tout ça dépend de la qualité de conception du SSD et des éventuels « tricks » que le constructeur peut mettre en place pour réduire ces risques.
Si tu veux creuser le sujet tu peux aller voir cet article du Comptoir du Hardware : http://www.comptoir-hardware.com/actus/stockage/38054-hard-du-hard-lendurance-des-ssd-partie-1.html

Les SSD récents existent sous deux formats :

  • 2,5" : Le format historique, le plus répandu et le plus économique.
  • M.2 : Format le plus réduit, également le plus récent, et plus onéreux que le 2,5". Plusieurs sous-formats existent, par exemple le 2280 qui fait 22mm de large et 80mm de long. On trouve aussi les 2242, 2260, … Vérifie donc dans la doc de ta carte mère les formats de SSD M.2 qu’elle peut accueillir avant de casser ta tirelire !
Formats de SSD
De gauche à droite : Des SSD aux formats SATA-III (Crucial MX500) et M.2 (Samsung 970 EVO Plus)

Plus que le format, c’est l’interface avec la carte mère qui limite les performances globales des SSD. On en distingue deux, pas forcément liées aux formats cités ci-dessus :

  • SATA-III :Interface utilisée historiquement par les lecteurs de CD et les HDD, et reprise par les SSD 2,5" et certains SSD M.2. De par sa conception les vitesses de transfert y sont limitées à 6 Gb/s en théorie (environ 500 Mo/s en pratique).
  • PCI-express 3.0 :Interface utilisée par de nombreuses cartes filles (carte graphique, carte WiFi, carte son, …) et reprise par certains SSD M.2. Sa conception autorise des débits plus élevés (de l’ordre de 2 000 Mo/s en pratique) ainsi qu’une latence plus faible que la connexion SATA-III. Attention, le nombre de « lignes » utilisées est important : un SSD en PCI-e 3.0 x2 sera 2 fois moins rapide qu’un SSD en PCI-e 3.0 x4. La majorité des cartes mères récentes propose un connecteur spécifique pour SSD M.2. Sinon, des adaptateurs PCI-e existent.
  • PCI-express 4.0 :Arrivé courant 2019, il arrive tout doucement et autorise des débits encore plus élevés. En attendant le PCI-e 5.0 prévu pour 2020…

Il est donc important que tu vérifie de quoi ta carte mère dispose : compatible M.2 ? Quelle taille ? Quelle interface ?… et combien de lignes PCI-e utilise ton SSD : x2 ? x4 ?

Dans la pratique, un utilisateur lambda ne verra aucune différence entre des SSD interfacés en SATA-III ou en PCI-e. Pour les pro et les serveurs, c’est une autre histoire.

À cause de leurs hautes performances, les SSD M.2 interfacés en PCI-e chauffent beaucoup plus et peuvent être sujets au « throttle » : diminution automatique des performances pour réduire la température et éviter d’endommager le SSD. Certains modèles sont pourvus de dissipateurs thermiques pour éviter cet effet de throttle.

Ces disques ont, théoriquement, une durée de vie limitée. En pratique, avec un usage normal, tu ne devrais pas l’atteindre. Si jamais tu veux le vérifier par toi-même, tu peux aller là : http://www.comptoir-hardware.com/actus/stockage/39561-quel-volume-de-donnees-ecrit-windows-10-sur-votre-ssd-.html.

Les valeurs des débits données par les fiches techniques de SSD sont bidons. Cherche des vrais tests pour te faire une idée, par exemple sur Tom’s Hardware : https://www.tomshardware.fr/2018/11/19/comparatif-geant-de-ssd-117-modeles-en-test/

Intel Optane

Là, c’est un peu spécial. La mémoire Intel Optane est assez proche des SSD classiques mais utilise une technologie de mémoire maison : la 3D XPoint. Elle est très performante mais très chère. Pour le grand publique, elle est parfois utilisée qu’en tant que cache de HDD. Un petit module de 32Go permet à un HDD d’avoir la même réactivité qu’un SSD. Mais ça reste très peu répandu à cause des compatibilités assez peu assurées.
Test chez Tom : https://www.tomshardware.fr/articles/test-intel-optane-cache,1-63715.html
Ces petits modules sont au format M.2 (2280 généralement), mais de plus gros SSD existent directement en carte fille PCI-e.

Visuels modules Optane
De gauche à droite : Des SSD aux formats SATA-III (Crucial MX500) et M.2 (Samsung 970 EVO Plus)

Pour le jeu

Contrairement à l’OS, l’intérêt d’installer ses jeux sur un SSD n’est pas évident. Ce qui est certain c’est que ça n’apporte quasiment pas de gain de performance brut : tu ne vas pas doubler tes FPS en faisant ça. Déso. Tu gagneras peut-être 3 FPS mais dans ce cas il sera plus rentable de mettre le prix du SSD dans une meilleure CG.

Néanmoins je vois deux cas de figures où le SSD pourrait éventuellement être utile :

  • Réduction des temps de chargement : Les SSD permettent de réduire les temps de chargement, dans une certaine mesure. La différence avec un HDD est assez faible pour des chargements courts, mais elle devient plus perceptible avec de longs chargements. Donc si tu es un grand impatient, que tu veux gagner 1 seconde sur tes équipiers pour instapick un perso, ou si les chargements à répétitions (coucou Anthem) te gonflent, installer tes jeux sur un SSD peut devenir intéressant.
  • Moins de micro-freezes en monde ouvert : Sur certains jeux en monde ouvert (style GTA ou Assassin’s Creed), le chargement des différentes régions du monde peut être plus lent que prévu et générer des micro-freezes. Un SSD permettrait, d’après la légende, d’éliminer ces micro-freezes.

Une petite vidéo pour te faire une idée : www.youtube.com/watch?v=9dEsTiOeMQ4

Résumé

Les HDD semblent être en fin de vie et sont donc une bonne solution pour avoir une bonne capacité de stockage pour pas trop cher. Je te conseille au moins 1To à 7200tr/min.

Les SSD se démocratisent et finiront par remplacer les HDD. Nous aurons alors des solutions de stockage rapides, silencieuses et résistantes au choc. Pour l’instant c’est un peu le berdol, espérons que ça se fige un peu mieux dans le futur. En attendant j’ai essayé de bricoler un tableau pour que tu comprennes un peu mieux (valeurs grossièrement arrondies pour faire ressortir les différences ou les similitudes) :

Format Interface Débits IOPS* Latence
2,5" SATA-III ~ 500 Mo/s ~ 100 000 ~ 30 µs
M.2
PCI-E 3.0 x4 ~ 2 000 Mo/s ~ 300 000 ~ 20 µs
PCI-E 4.0 x4 ~ 5 000 Mo/s ~ 700 000 ??
*IOPS : Input/Output Operations Per Seconds : Opérations par seconde. Type de mesure classique pour juger des performances d’un SSD. Plus c’est gros, mieux c’est.

La mémoire 3D XPoint des modules Intel Optane n’est pas encore assez mature pour être utilisable par le grand public, du moins en tant que périphérique de stockage à part entière. À voir dans le futur si elle arrive à être compétitive face aux prochaines générations de SSD plus classiques.

Un compromis intéressant économiquement serait de prendre un SSD de faible capacité (250 Go ou 500 Go) pour le système d’exploitation et les logiciels courants, et de compléter avec un HDD de capacité plus importante (1 To ou plus) pour les logiciels lourds, les jeux, les vidéos, … Le système profiterait ainsi de la réactivité du SSD tout en disposant d’une importante capacité de stockage.

Exemple de test : https://www.tomshardware.fr/2018/11/19/comparatif-geant-de-ssd-117-modeles-en-test/

L'alimentation

Bien que certains boîtiers soient fournis avec une alimentation, la qualité n’est pas souvent au rendez-vous. Je te conseille de choisir une alimentation séparée.

Puissance

Commençons par déconstruire un mythe : Non, tu n’as pas forcément besoin d’une alimentation de 1200W. Dans la plupart des cas, 500-600W suffisent pour un PC gamer. Des calculateurs existent, en voici une liste non-exhaustive :

Avec une configuration classique, on trouve une consommation d’environ 400W. En gardant un peu de marge, ça donne une alimentation à 600W. On est loin des 1200W de la config de Jean-Kévin non ?
Évidemment ça dépend des cas, si tu overclockes et/ou si tu fais du multi-GPU il faudra prendre une alimentation un peu plus gonflée.

Format

Eh oui, dans les alimentations aussi il y a des formats différents. Le plus répandu est l’ATX mais il en existe d’autres, comme par exemple le SFX pour les mini-PC. À vérifier avec ton boitier.

Modularité

Les composants du PC sont branchés à l’alimentation par des câbles. Eeeeehh ouais ! Truc de fou hein ?
Avec une alimentation « non modulaire », tous les câbles sont intégrés au bloc. Tu ne les utiliseras pas tous, ils traineront donc dans le boitier, prendront la poussière et perturberont le flux d’air. Et ça fera moche si t’as une fenêtre.
Les alimentation « modulaire » permettent de brancher sur le bloc uniquement les câbles dont tu as besoin. Et le cable management devient plus facile !
Entre les deux on trouve des alimentations « semi-modulaire » dans lesquelles sont intégrés les câbles essentiels (CM, CPU, GPU) et permettent de brancher des câbles supplémentaires.

Rendement

La fonction d’une alimentation est de transformer le courant disponible dans la prise électrique en courant utilisable par les composants du PC. Cette transformation n’est pas parfaite, il y a un peu de perte qui se manifeste par une chauffe de l’alim. On parle de rendement : c’est le rapport entre la puissance fournie au PC et la puissance prise au secteur. (prise du verbe prendre, pas la prise électrique. Enfin si, mais là non.)
Le rendement n’est pas constant, il dépend de la puissance utilisée par le PC. Exemple ici pour une alimentation de 750W (puissance en abscisse, rendement en ordonnée) :

Graphe du rendement d'une alimentation
Crédit image : TechPowerUp

La certification « 80PLUS » classe les alimentations en fonction de leur rendement :

Certification 80PLUS
Crédit image : Wikipédia

Plus on monte en gamme, meilleure est la qualité des composants, et plus l’alim sera efficace. Mais ça coûte aussi plus cher. Néanmoins je te conseille au moins une 80+ Bronze pour éviter de tomber sur des composants électroniques trop bas de gamme.

Les fabricants et la qualité

Et en parlant de qualité, tous les modèles ne sont pas égaux. Même s’il existe une pléthore de marques, le nombre de fabricants est finalement assez faible. Certaines marques se contentent d’acheter des blocs déjà prêts et d’y coller leurs étiquettes.
Les fabricants de confiance sont, en gros :

  • Superflower
  • Flextronic
  • Seasonic
  • FSP/Fortron
  • Enermax

Certains fabricants vendent des alims sous leur nom (exemple : Seasonic, Fortron, Enermax). Attention cependant, certains de leurs modèles peuvent être fabriquées par quelqu’un d’autre qui offrira une qualité moindre (c’est vicieux, hein ?).

Si tu recherches une alim de qualité il faut donc que tu vérifies qui a fabriqué le modèle qui t’intéresse. Et pour ça, tu peux aller là :
http://www.realhardtechx.com/index_archivos/PSUReviewDatabase.html

Pour des tests poussés, tu peux aller faire un tour chez Jonny. C’est LA référence dans le petit monde des alimentations de PC : http://www.jonnyguru.com/index.php

Résumé

  • Format adapté à ton boitier.
  • Choisis une puissance adaptée à tes besoins.
  • Modularité : simplement une question de goût et de rangement.
  • Rendements : je te conseille au moins une 80+ Bronze.
  • La qualité peut varier d’un modèle à l’autre, même au sein d’une même marque.

Exemple de test : https://www.tomshardware.fr/comparatif-dalimentations-pour-pc-nos-tests-de-195-modeles/

Le boitier

Bah oui parce qu’un moment va bien falloir ranger tout ton bordel quelque part. Alors évidemmmmeeeeeennnt certains accrochent leurs composants au mur ou les mettent dans un bureau vitré. Oui ça existe et c’est hyper stylé. Mais restons classiques.
Alors déjà. Point numéro un. On ne découpe pas ses composants. Les gens du SAV peuvent être sympa, mais il y a des limites. Donc on prend un boitier à la bonne taille en faisant gaffe à pas mal de trucs :

  • Format de la carte mère
  • Longueur de la carte graphique
  • Hauteur du ventirad
  • Baie 5,25" (pour les lecteurs CD et rhéobus éventuels)
  • ...

Et là tu arrives sur des boitiers à 30€ et des boitiers à 250€. Kécécé la différence ? Quelques « détails » :

  • Épaisseur du métal
  • Qualité des finitions
  • Design plus ou moins poussé
  • Solidité des branchements
  • Insonorisation
  • Herméticité à la poussière et aux courants d’air parasite
  • Circulation du flux d’air
  • Qualité des filtres anti-poussière
  • Ventilateurs intégrés
  • Possibilité de faire du Cable Management

À toi de voir en fonction de ton budget, du style recherché et des options souhaitées. Mais les différences de prix ne sont pas que des affaires de marketing résultant d’un complot islamo-reptilo-bobo-franc-maçonnique.

Tu pourras trouver quelques tests sur Cowcotland (par exemple), avec la plupart du temps des vidéos qui font le tour du propriétaire : https://www.cowcotland.com/articles/boitiers-racks/

Bien que certains boîtiers soient fournis avec une alimentation, la qualité n’est pas souvent au rendez-vous. Je te conseille de choisir un boitier nu, et donc une alimentation séparée.

Conclusion

Nous y voilà. J’ai fait de mon possible pour te donner le maximum de clefs pour que tu choisisses toi-même tes composants, sans être obligé de suivre les conseils d’un inconnu sur un forum. Un inconnu sur un PDF c’est quand même bien mieux !
Si tu as encore soif de connaissance je t’invite à éplucher tous les liens que je t’ai fourni, ainsi qu’à explorer de nouveaux sites. Mais tu verras, en informatique on arrive rapidement à un point où on ne comprend plus grand-chose…

Un petit rappel de la règle d’or avant de te laisser voler de tes propres ailes :

HOMOGÉNÉITÉ
(pense à la raclette)

Allez, fais ton choix et sors la CB ! Dans tous les cas, n’oublie pas de follow, et on te fera de gros bisous virtuels <3

Exosky pour C3POtes

Les avis/remarques/corrections/ajouts sont les bienvenus. Tu peux nous envoyer un p’tit message sur nos pages de réseaux sociaux et on essaiera de te répondre si on n’est pas trop occupés à se faire spawnkill par la team adverse.